Efficacité de la Cryo 21 prouvée dans le journal L’Avenir

Été en vue, la traque aux capitons reprend de plus belle. À quelle technique se fier? La plupart sont loin de tenir leurs promesses.

Ultrasons, laser, cryolyse, injections… L’artillerie déployée sur le marché de la minceur est un juteux business. À la demande de la ministre de la Santé, un collège d’experts a étudié les différentes techniques non invasives de lipolyse (destruction des cellules contenant les réserves de graisse) pour juger de leur efficacité et de leur éventuelle dangerosité. L’avis du Conseil supérieur de la Santé (CSS) nuance fortement les promesses étayées par des études sponsorisées pour la plupart par des firmes commerciales.


1. Comment ça marche?

Les différentes techniques peuvent être classées en fonction du type d’énergie utilisé: la chaleur qui élimine les triglycérides des adipocytes (cellules qui stockent la graisse), les champs électromagnétiques (radiofréquences, ultrasons) qui détruisent les adipocytes de façon permanente mais limitée et enfin la laser-thérapie qui en déchirant la membrane des adipocytes favorise l’élimination des triglycérides. La membrane peut se réparer et accumuler de nouveau des graisses.

2.Efficacité

Seule la liposuccion (aspiration de la graisse sous anesthésie) donne des résultats durables mais c’est une méthode plus invasive. La plupart des techniques physiques externes n’ont pas vraiment d’effet sur la répartition anormale des tissus adipeux. Elles n’agissent que sur les graisses sous-cutanées. Résultat: pas de réel amincissement de la zone traitée mais une amélioration de l’aspect de la peau (atténuation de la peau d’orange) après plusieurs séances.

3. Classement

Alphalipolyse (infrarouges + massage), LPG endermolgie (aspiration et mobilisation de la peau entre deux rouleaux), lipolyse laser (lumière laser) ont reçu la mention nulle. Radiofréquence et ultrasons ont une efficacité très limitée. Seule la cryolyse (exposition au froid) agit partiellement (de 22 à 25% d’effet à 6 mois) sur des zones limitées.

Rayon chimique, l’adipolyse (injection de déoxycholate parfois associé à de la phosphatidylcholine) a un effet durable. La carboxythérapie (injection sous-cutanée de CO2) et la mésothérapie (caféine…) ont toutes deux un impact limité.

4.Dangerosité

Des complications mineures (érythème, douleurs passagères) peuvent survenir avec la radiofréquence, la cryolyse, la carboxythérapie. Des cas de brûlures (moins de 1% des cas) ont été signalés après des séances d’alphalipolyse, de lipolyse laser et de radiofréquence. Mais ce sont les ultrasons qui inquiètent: mal utilisés, ils peuvent entraîner la destruction des os.

5. Encadrement

Toutes les méthodes devraient être utilisées par ou sous la supervision directe d’un médecin, recommande le CSS. Pour éviter des complications parfois sévères mais aussi pour une meilleure efficacité. «Ce n’est pas si simple car il existe trois types de cellulite: adipeuse (dépôt graisseux superficiel), infiltrée (souvent dans le cadre d’un problème veineux ou lymphatique) et fibreuse, explique le professeur Albert De Mey, chirurgien plasticien. Chacune nécessite un traitement différent. Souvent, il faut associer plusieurs traitements et les résultats n’étant pas permanents, les traitements devront être répétés.»

Ca. D.

Source: http://www.lavenir.net/article/detail.aspx?articleid=dmf20140510_00473958